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Evian Partie 3 - Histoire

Evian Partie 3 - Histoire


Tenue le jeudi 9 juillet 1938, à 15 h 30.

Président : M. Bérenger, puis M. Myron C. Taylor.
5. Télégramme au président Roosevelt.
Le Président donne lecture du télégramme suivant adressé au Président Roosevelt au nom du Comité :
« Le Comité intergouvernemental pour les réfugiés adresse au Président Roosevelt l'hommage de sa gratitude pour l'initiative qu'il a prise le 25 mars dernier en vue d'obtenir une solution pratique au problème posé par la circulation des réfugiés dans le monde, et en particulier par le mouvement des réfugiés en provenance d'Allemagne (y compris d'Autriche). Le Comité exprime l'espoir que cette initiative pourra, avec la collaboration de tous les gouvernements concernés, aboutir à des résultats positifs.
6. Déclarations générales (Suite).
M. Helio Lobo (Brésil) [Français].óDurant toute son existence en tant que nation souveraine, le Brésil a adopté la politique de la porte ouverte en matière d'immigration. Plus que cela, elle a toujours encouragé l'admission de la main-d'œuvre nécessaire à l'exploitation de ses richesses, notamment dans l'agriculture. A tel point que, pendant plus d'un siècle, pour être exact entre 1820 et 1930, elle reçut environ quatre millions et demi d'immigrants, presque tous européens, soit environ un dixième de sa population totale.
Ce n'est qu'à la suite de la crise mondiale que le Brésil a pris des mesures limitant l'immigration afin de protéger son marché intérieur contre le chômage (1930), bien qu'il ait également fait des exceptions pour les personnes nécessaires à l'exploitation agricole ou titulaires de contrats de travail.
Le souci de la défense du marché du travail intérieur était associé au souci d'assimilation des immigrés, car non seulement les courants avaient changé depuis la guerre (1914) mais il importait aussi de contrer une absorption un peu lente de certaines nationalités. Cette assimilation est d'autant plus indispensable que l'on voit d'après les données du Bureau international du Travail que, alors qu'en 1920 le Brésil ne représentait que 1,7% de la population du

Alors que l'immigration en provenance d'Europe de l'Est et d'Asie continuait d'augmenter et que l'origine raciale traditionnelle montrait une certaine tendance à changer, un problème encore compliqué par le fait que les nouveaux arrivants s'avéraient être des colons plus permanents que les anciens immigrants.
En 1934, le Brésil a donc fixé un quota annuel minimum de 2 % du nombre total d'immigrants de chaque nationalité qui s'étaient installés sur son territoire au cours des cinquante dernières années. L'expérience a cependant montré que les anciennes sources d'immigration n'atteignaient pas les quotas qui leur étaient fixés, alors que dans le cas des nouvelles sources, les limites étaient presque toujours insuffisantes. L'Allemagne a pris la quatrième place en matière d'immigration au Brésil avant la guerre, avec les résultats les plus heureux pour le pays.
Le nombre total de personnes admises sous le régime des quotas était d'environ 42 000 par an, et il est certain que l'État de Sao Paulo, qui a toujours absorbé près de 60 % des immigrés venant au Brésil, en a besoin presque autant pour ses activités rurales chaque année. Pour faire face à cette pénurie de main-d'œuvre, le quota a été calculé, non pas sur la base des immigrés installés dans le pays, mais sur la base de ceux qui y entraient, doublant ainsi le nombre. L'Allemagne et l'Autriche n'ont jamais épuisé leurs quotas, qui sont respectivement de 3 099 et 1 655 par an.
Pour ces raisons et nonobstant les mouvements migratoires internes, environ 50 000 personnes de tous horizons se sont déplacées vers les grandes ceintures du café et du coton, le Brésil a dû étendre le flux d'immigration vers les campagnes ; le problème ne s'est pas posé et ne se pose pas dans le cas des zones urbaines où, au contraire, il faut toujours garder à l'esprit l'imminence du chômage.
La nouvelle loi sur l'immigration de 1938, tout en maintenant le chiffre constitutionnel de 2 % fixé en 1934 et maintenu en 1937, permet d'appliquer les soldes inutilisés des quotas d'immigration à l'admission d'autres nationalités dont les quotas ont été épuisés. En outre, le quota minimum, qui était de 100 par an, peut, si nécessaire, être porté à 3 000. Il est à noter que 80 % de chaque quota doivent être réservés aux immigrés agricoles ou experts techniques en agriculture, et qu'aucun membre de ces dernières catégories ne peut changer de profession avant quatre ans après son arrivée dans le pays. Le Conseil de l'immigration et de la colonisation est l'organe chargé d'interpréter et de donner effet aux dispositions de la loi.
Le Gouvernement brésilien vient d'apporter son soutien aux décisions récemment prises à Genève concernant les migrations à des fins colonisatrices et les travailleurs migrants (voir Bureau international du Travail, Études et documents, Série O (Migration), n° 7 ; Procès-verbal provisoire, vingt-quatrième session , Conférence internationale du Travail, n° 18 ; Paula Lopes : « La Colonisation au Brésil », Revue internationale du Travail, février 1936 ; Fernand Maurette : « Quels-ques aspects sociaux du développement présent et futur de l'économie bresilienne », Genève, 1937 ; " LTmigration et la Colonisation au Brésil ", même revue, février 1937).
Le Brésil reconnaît que ces études et enquêtes visent à la solution progressive et technique d'un problème important pour les pays d'émigration mais aussi pour les pays d'immigration, et qu'en ce qui concerne les réfugiés allemands et autrichiens la question est plus urgente. Elle est prête à répondre au noble appel du gouvernement américain et à apporter, en ce moment critique, sa contribution à une solution favorable du problème dans les limites de sa politique d'immigration et au nom du noble idéal que nous avons tous ici à l'esprit.
M. de Foy (Belgique) {Traduction]. La Belgique a adhéré aux divers accords réglementant les circonstances et la situation des réfugiés. Elle est actuellement liée par : (1) La Convention relative au statut international des réfugiés, signée à Genève le 18 octobre 1933ª applicable aux réfugiés russes, arméniens et assimilés tels que définis dans les arrangements du 12 mai 1926 et du 30 juin , 1928 ; (2) L'Arrangement provisoire concernant le statut des réfugiés venant d'Allemagne, signé à Genève le 4 juillet 1936.
Elle a également participé à l'élaboration de la Convention de Genève du 10 février 1938, qui doit remplacer l'Arrangement provisoire de 1936. A l'heure actuelle, le Gouvernement royal examine favorablement cette Convention de 1938 en vue de la ratifier très prochainement.
Grâce à l'application généreuse et souple des deux premières Conventions, la Belgique a accueilli sur son territoire : 8 800 réfugiés russes et assimilés ; 2 000 réfugiés allemands x ; 800 réfugiés autrichiens ; 80 réfugiés apatrides, c'est-à-dire un total de 11 680 réfugiés.
A ce chiffre important, il faut ajouter 3 000 enfants espagnols, 120 réfugiés espagnols et 250 réfugiés italiens.
Ces derniers ajouts portent au chiffre impressionnant de 15 050 le nombre d'étrangers chassés de chez eux par des troubles politiques dont la Belgique porte actuellement une lourde responsabilité.
Le tableau ainsi dressé est instructif et me permet d'affirmer que les autorités belges ont donné effet de la manière la plus loyale et la plus généreuse aux Conventions sur les réfugiés.
A cet égard, il peut être utile d'expliquer la procédure adoptée par la Belgique en la matière.
L'étranger qui prétend avoir droit au bénéfice des conventions en cause doit, à son arrivée en Belgique, se présenter aux autorités communales et remplir un questionnaire expliquant les circonstances dans lesquelles il a été contraint de quitter son pays. Ce questionnaire est transmis à la Sûreté publique. Si la prétention de la personne au statut de réfugié politique est évidente, la police autorise les autorités communales à délivrer un certificat de résidence à l'étranger en question. Si un cas paraît douteux, le ministre de la Justice le renvoie à la Commission interministérielle chargée d'examiner la situation des réfugiés. Sous la présidence et la garantie d'un président de la cour d'appel et avec le concours de représentants des départements ministériels concernés, et d'un délégué représentant les organismes privés d'aide aux réfugiés librement choisis par le parti, cette commission examine le cas proposé après entendre les témoignages des deux côtés. Bien qu'elle soit rendue à titre purement consultatif, les conclusions de cette Commission sont généralement, pour ne pas dire toujours, adoptées et ratifiées par le ministre de la Justice.
Compte tenu du grand nombre de réfugiés déjà établis sur son territoire, la Belgique se trouve néanmoins, à son grand regret, dans l'urgence de reconsidérer le problème des réfugiés avant d'accepter de nouvelles obligations internationales.
En conséquence, tout en acceptant en principe le projet de Protocole qui lui a été soumis par le Secrétariat de la Société des Nations, qui propose l'extension aux réfugiés en provenance d'Autriche du bénéfice de l'Arrangement provisoire du 4 juillet 1936 et, le cas échéant, de la Convention de Le 10 février 1938, la Belgique juge indispensable que la situation soit d'abord clarifiée. En agissant ainsi, elle souhaite pouvoir adopter en toute connaissance de cause une attitude conciliable en pratique avec les exigences économiques et sociales de sa propre situation domestique. Sur ce point, elle estime nécessaire d'attendre les premiers résultats des discussions de la présente Conférence.
Tout en continuant, dans la pratique, à accorder la plus grande considération à la situation difficile des réfugiés d'Autriche, la Belgique tient à son honneur de ne pas assumer de nouvelles obligations internationales dont elle ne peut estimer les conséquences et qui, malgré sa volonté réelle et son tradition d'hospitalité généreuse, pourrait dépasser ses possibilités pratiques. La Belgique considère que l'étendue de sa charge en matière d'accueil des réfugiés doit, par conséquent, être dépendante et proportionnelle à celle que les autres Etats qui ont répondu à la généreuse initiative du Gouvernement de Washington acceptent d'accepter. Sous cette réserve, la Belgique sera heureuse de pouvoir poursuivre la politique qu'elle a su mener jusqu'ici à l'égard des réfugiés qui font appel à sa réputation traditionnelle de peuple hospitalier et de pays de refuge.
Cette attitude prudente mais nullement négative est d'autant plus impérative dans le cas de la Belgique pour les raisons suivantes. La Belgique est un petit pays avec une population très dense (7.800.000). De ce nombre, 319.230 sont des étrangers ; en raison de la dépression économique, elle porte le fardeau de plus de 250 000 chômeurs. De plus, la politique de plus en plus dure et inexorable adoptée par certains États menace les pays démocratiques d'un afflux important de nouvelles catégories de réfugiés. Enfin, d'autres pays s'apprêtent à adopter une politique similaire vis-à-vis de leurs minorités ou de leurs ressortissants d'origine juive.

Cette attitude d'attente prudente me paraît conforme aux déclarations faites dans cette salle hier par les représentants de deux grands Etats voisins de la Belgique. Eux, comme nous, ont insisté sur le fait que l'immigration est arrivée à saturation mais gardent, il est vrai, l'espoir qu'avec de la patience, des débouchés puissent être trouvés dans certains territoires d'outre-mer.

Je note également, d'après la déclaration de l'honorable représentant des États-Unis d'Amérique, que le quota d'émigrants allemands est désormais fixé à 27 370. Le représentant du Brésil vient d'évoquer des possibilités intéressantes. J'espère que d'autres nations privilégiées pourront offrir à la Conférence de nouvelles perspectives et de nouvelles raisons d'espérer.
La Belgique est heureuse d'approuver la création d'un comité permanent de délégués des divers gouvernements ici représentés, et exprime également le désir de coopérer avec les organisations existantes, afin que l'émigration puisse continuer à se dérouler selon des lignes rationnelles, systématiques et humanitaires.
Lieutenant-colonel l'hon. T. W. White (Australie).óLe gouvernement du Commonwealth d'Australie se félicite de l'initiative du président des États-Unis de convoquer cette conférence pour un motif si humanitaire. Estimant que la question est urgente, comme le gouvernement du Royaume-Uni, l'Australie a envoyé un ministre d'État à la tête de la délégation pour soutenir le principe d'une cause aussi louable.

Hier, le chef de la délégation britannique, le très honorable Earl Winterton, a admirablement exposé la cause au nom du Royaume-Uni et des colonies. Les Dominions, cependant, sont dans une catégorie différente des Colonies, étant des partenaires libres dans le Commonwealth britannique et les arbitres de leur propre économie et de leur destin national. L'Australie a ses propres difficultés particulières, car, comme l'a dit à juste titre Earl Winterton, « la question n'est pas simple » et « les facteurs économiques et sociaux, ainsi que les considérations de climat et de développement politique, doivent être pris en compte dans chaque pays. ".
M. Bérenger a rappelé dans sa déclaration de sympathie au nom de la France (à qui nous sommes tous reconnaissants d'avoir organisé les préliminaires de cette Conférence) que les Etats-Unis et l'Australie doivent leur développement aux migrations du Vieux Monde. Il en est ainsi et, dans le cas de l'Australie, ces migrations ont naturellement été majoritairement britanniques ; il n'est pas non plus souhaitable que cela soit largement écarté tant que les colons britanniques sont à venir.

Néanmoins, le gouvernement du Commonwealth d'Australie a également eu à l'esprit le problème des migrations étrangères, et une proportion des nouveaux arrivants au cours des dernières années provenait de sources étrangères. Réalisant le sort malheureux des Allemands et des Autrichiens
Juifs, ils ont été inclus au prorata que nous osons croire comparable à celui de n'importe quel autre pays. Pour s'assurer que les nouveaux arrivants conviennent, ils sont très largement parrainés par l'Australian Jewish Welfare Society.
Dans ces circonstances, l'Australie ne peut pas faire plus, car on comprendra que dans un jeune pays, la main-d'œuvre provenant de la source dont sont issus la plupart de ses citoyens est préférée, tandis que des privilèges injustifiés ne peuvent être accordés à une catégorie particulière de sujets non britanniques. sans injustice envers les autres. On comprendra sans doute aussi que, comme nous n'avons pas de problème racial réel, nous ne souhaitons pas en importer un en encourageant un quelconque schéma de migration étrangère à grande échelle.
De plus, je l'espère, on se rendra également compte que, dans les circonstances particulières de notre développement, nous limitons la migration principalement à ceux qui exerceront des métiers et des professions dans lesquels il existe des possibilités de travail sans nuire à l'emploi de nos propres personnes.
Ce que fait le Royaume-Uni, ainsi que nos propres efforts et ceux d'autres pays déjà liés, encouragera, nous l'espérons, les membres du Comité intergouvernemental ici réunis à formuler de nouveaux plans de coopération en vue de la solution d'un problème mondial tragique et ainsi apporter de l'espoir à de nombreuses personnes malheureuses.
M. Hume Wrong (Canada). « Je n'ai pas grand-chose à ajouter à ce qui a déjà été dit, mais je ne souhaite pas clore cette discussion générale sans exprimer la sympathie et la préoccupation du gouvernement canadien pour les victimes des changements de régime et des conflits raciaux et de classe. Appréciant les motifs humains et généreux qui ont conduit le Président Roosevelt à proposer la création de ce Comité, mon gouvernement a été heureux de participer à ses travaux dans l'espoir que l'enquête à entreprendre apportera un réel soulagement. Nos remerciements s'adressent également au Gouvernement français pour l'hospitalité dont il a fait preuve en organisant la réunion du Comité à Evian et en fournissant les services techniques nécessaires.
Personne ne niera que nous sommes confrontés à un problème hérissé de difficultés. En effet, si une solution simple avait été possible, la réunion de ce Comité n'aurait eu aucun sens. Dans le passé, le Canada n'a pas manqué de générosité dans l'accueil et le traitement des réfugiés politiques. Au cours de la décennie qui a suivi la guerre, pas moins de 10 000 réfugiés politiques européens ont trouvé des foyers permanents au Canada. En 1930, lorsque la crise économique s'abattit sur le Canada avec une extrême gravité, les circonstances forcèrent un changement dans la politique d'immigration en raison de l'impossibilité d'absorber des immigrants dans quelque volume que ce soit. Les règlements alors adoptés sont toujours en vigueur; et, compte tenu des conditions dans lesquelles ce comité a été convoqué, que toute action à entreprendre s'inscrira dans le cadre des lois et règlements d'immigration en vigueur dans les pays d'accueil, je peux brièvement mentionner leur nature. La législation canadienne ne permet pas l'établissement de quotas d'immigration. Au cours des huit dernières années, l'immigration au Canada en provenance du continent européen a été limitée (à l'exception de certaines catégories d'agriculteurs et de proches parents de ceux déjà au Canada, exceptions qui ne comprennent pas beaucoup de réfugiés politiques) à des personnes qui, dans chaque cas, par ordre spécial sont exemptés d'une interdiction générale d'entrée. Malheureusement, la persistance d'un grave chômage ainsi que de l'incertitude et des perturbations économiques limitent encore gravement la capacité du Canada d'absorber un nombre considérable d'immigrants.
Cependant, grâce au système d'exemptions administratives spéciales, un nombre substantiel d'immigrants d'Europe, y compris des réfugiés, ont été admis au Canada depuis 1930 ; et le gouvernement canadien, profondément et sincèrement sympathisant avec ceux qui ont été, ou peuvent être, forcés de quitter leurs terres natales, est prêt à considérer, dans le cadre de tout règlement général, l'application de leurs règlements de la manière la plus sympathique et amicale ce qui peut être possible dans les circonstances.
Le Gouvernement canadien, tout en se réservant nécessairement pleinement la décision de la politique future en matière d'immigration, participe à ce Comité en vue de l'échange le plus libre d'informations sur la situation actuelle et de l'examen des problèmes qu'elle soulève. Ils estiment que cet examen ne doit pas être limité aux seules possibilités d'installation permanente des réfugiés politiques d'Allemagne. Pour mettre le problème en perspective, des informations sont nécessaires sur son étendue et sa nature, y compris des estimations du nombre de personnes impliquées et une certaine connaissance des lois et règlements allemands régissant l'émigration. En outre, il convient de garder à l'esprit un aspect important évoqué hier par Lord Winterton : la nécessité pour le pays d'origine d'apporter une contribution afin de permettre à ceux dont le départ est souhaité d'emporter avec eux des capitaux et des biens. Une action dans ce sens pourrait bien s'avérer être une condition préalable à toute solution.
M. Taylor et la plupart des autres orateurs ont mentionné la nécessité d'une coordination minutieuse entre le programme de ce Comité et les travaux de la Société des Nations, où la question des réfugiés sera probablement l'un des sujets de discussion les plus importants au prochaine Assemblée. Nous n'avons devant nous qu'une partie du problème, bien que ce soit la partie la plus urgente et la plus pénible. Je suis très heureux qu'il y ait avec nous Juge
Je conclus en exprimant le sincère espoir de mon gouvernement que nos délibérations, si épineuses et inflexibles que puisse paraître le problème, ne seront pas infructueuses et pourront conduire à l'atténuation d'une situation qui suscite partout compassion et sympathie.
MA Le Breton (Argentine) Le Gouvernement de la République Argentine s'est félicité de l'initiative prise par le Gouvernement des États-Unis d'inviter à la présente Conférence, car sa politique traditionnelle en matière d'immigration a toujours été de lui permettre de coopérer aux efforts humanitaires pour assurer le bien-être de ceux qui, pour diverses raisons, ont souhaité émigrer de leur propre pays.
Les statistiques prouvent qu'aucun pays n'a fait plus que l'Argentine pour accueillir les immigrants, quelles que soient leur nationalité d'origine, leurs convictions politiques et leurs croyances religieuses.
J'oserais me référer aux chiffres publiés le 3 juillet dernier par le Bureau de l'Agence juive accrédité auprès de la Société des Nations.
Après les États-Unis, l'Argentine est le pays qui a accueilli le plus grand nombre d'immigrants juifs, et, si l'on compare la superficie et la population des deux pays, on constatera que c'est l'Argentine qui a reçu la plus grande proportion. Au cours de la dernière année pour laquelle des statistiques sont disponibles - 1935 - pour quarante-huit immigrants juifs qui sont entrés aux États-Unis, trente-deux sont entrés en Argentine. Compte tenu du fait que la population des États-Unis est dix fois supérieure à celle de l'Argentine, c'est vraiment frappant.
Si le champ de comparaison se limite à l'Amérique du Sud, on constate que l'Argentin a accueilli 270 immigrants de cette catégorie pour 100 reçus par l'ensemble des autres pays d'Amérique du Sud. Mon seul but en citant ces chiffres est de montrer qu'en réalité nous avons agi en anticipation des propositions humanitaires qui seront faites par la présente Conférence et que nous avons des raisons de penser que nous avons rempli notre devoir de solidarité et collaboration dans les circonstances actuelles, alors que les mouvements migratoires ont été si gravement perturbés.
L'Argentine est avant tout un pays agricole qui offre de grandes possibilités. Son « slogan » a toujours été la devise « Gouverner, c'est peupler ». Les agriculteurs expérimentés trouveront naturellement et pour longtemps encore de grandes opportunités dans un territoire vaste et fertile comme le nôtre, qui produit les produits du terroir les plus variés et les plus précieux. Une caractéristique la plus importante est l'élevage de bétail. Grâce à notre climat tempéré et à la fertilité naturelle de nos prairies, l'élevage peut s'exercer en plein air d'une manière qui conduit à un développement à la fois naturel, efficace et sain, sans pour autant faire appel à l'emploi de travail à grande échelle.
Nos industries, dont le développement n'a été jusqu'à présent que modéré, disposent de toute la main-d'œuvre nécessaire.
L'immigration en Argentine doit donc être orientée vers les travaux agricoles et certains emplois spécialisés.
Il est, bien entendu, naturel et logique que le nombre d'immigrants qui ont l'intention d'accéder à des professions déjà pleinement approvisionnées en main-d'œuvre ne doit pas dépasser ce qui est raisonnable. Sinon, les résultats seraient préjudiciables, non seulement à la vie économique générale du pays, puisque les possibilités d'emploi de notre propre population seraient réduites, mais aussi aux immigrés mêmes que nous avons déjà reçus, car cela rendrait impossible à nous d'assurer le maintien de conditions satisfaisantes et l'existence confortable et heureuse dont nous désirons qu'ils jouissent dans notre pays.
Il y a un point qui devrait être porté à l'attention de ceux qui envisagent d'aller en Argentine. Conformément à nos lois et à notre longue expérience en matière de traitement des étrangers qui désirent prendre leur place dans notre vie nationale, ils sont assurés de larges facilités et sont traités sur le même pied que nos propres nationaux. Ceux, cependant, qui ont l'intention, tout en vivant sur notre territoire, de rester en permanence liés par les conditions particulières dérivées de leur pays d'origine, feraient bien d'abandonner leur intention pendant qu'il est temps et de s'abstenir d'aller en Argentine. Notre extrême libéralité n'ira jamais jusqu'à nous amener à accorder aux nouveaux immigrants une situation d'avantage ou de privilège par rapport aux ressortissants argentins ou à d'autres immigrants qui se sont déjà définitivement établis dans notre pays.
Nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire, ni même possible, de déterminer à l'avance l'étendue de nos efforts futurs en la matière. Nous sommes cependant convaincus que notre attitude dans le passé suffit à prouver la générosité du point de vue que nous adopterons à l'avenir. Les services d'immigration, avec l'aide du service consulaire, fourniront des informations constantes sur le nombre d'immigrants de chaque profession qu'il nous sera possible d'assimiler à tout moment. Dans ces limites, nous coopérerons, comme par le passé, à l'action générale entreprise.
Nous n'entendons pas tenter d'exercer une quelconque influence sur les décisions prises par d'autres pays à vastes territoires et à faible densité de population quant à la manière dont ils incorporent les immigrés sur leurs territoires respectifs ou décident de ne pas les admettre. D'autre part, nous prendrons toujours nos propres décisions en la matière à la lumière de nos propres
circonstances et des possibilités que les conditions sociales et économiques à un moment donné indiquent comme l'extrême limite de notre capacité d'accueil des immigrés.
De même que nous nous abstiendrons soigneusement de nous occuper directement ou indirectement des décisions internes prises par les pays d'émigration, de même, à notre tour, nous serons d'autant plus jaloux de nos propres droits dans toutes les questions relatives à la manière dont, et les moyens par lesquels les immigrants seront autorisés à entrer et à s'établir dans notre pays.
L'une de nos caractéristiques distinctives est l'absence de préjugés de toute sorte. Nous sommes hospitaliers par nature. Cette caractéristique est exprimée dans le préambule de notre Constitution, et notre vaste et heureuse expérience en matière d'immigration nous permet d'envisager l'avenir en toute tranquillité.
Nous comprenons parfaitement que ceux qui souhaitent émigrer doivent s'efforcer de le faire vers les pays qui, selon eux, offrent les plus grandes chances de prospérité. Ainsi, lorsque leurs préférences les conduisent à choisir notre pays, nous considérons cela comme une preuve de leur foi en son avenir, foi que nous partageons fermement.
Nous n'avons aucune raison de considérer cette question avec réserve ou avec préjugé ou d'un point de vue égoïste. Nous sommes pleinement déterminés à coopérer dans les limites du possible. Ces limites offrent un vaste champ aux nobles travaux de la présente Conférence. C'est avec cette détermination que nous collaborerons à l'étude et à la résolution de ce problème aussi délicat qu'important, en raison de la manière dont il affecte le bien-être humain et l'avenir de chaque pays.
M. W.C. Beucker-Andreae (Pays-Bas) [Français] Le Gouvernement néerlandais, profondément touché par l'aspect tragique du problème de l'émigration juive à l'heure actuelle, et plus particulièrement le destin tragique des réfugiés d'Allemagne et de ceux qui pourraient à l'avenir souhaiter partir ce pays, profondément ému lui aussi par la pitoyable situation morale créée pour les enfants juifs, a accueilli avec sympathie l'initiative généreuse prise par le président Roosevelt et le gouvernement des États-Unis d'inviter ce Comité à se réunir sur le sol hospitalier de la France, et à jouer son rôle dans la recherche d'une solution à ce problème en encourageant l'organisation de l'émigration des réfugiés.
C'est un problème urgent depuis plusieurs années. En tant que pays limitrophe de l'Allemagne, les Pays-Bas sont naturellement devenus l'un des premiers pays de refuge depuis le début des changements politiques internes dans ce pays.
Mon pays a suivi une tradition séculaire en accordant une hospitalité généreuse à ces réfugiés. Cependant, lorsque l'afflux se poursuivait, elle prenait de plus en plus conscience 1 qu'elle ne pouvait pas continuer à absorber un si grand nombre et que la collaboration internationale était indispensable pour favoriser l'émigration des réfugiés vers des pays où ils pouvaient | trouver un foyer permanent.
Lors des conférences tenues à Genève, le Gouvernement néerlandais a souligné l'importance de trouver une solution à ce problème d'émigration. Pour sa part, il a été heureux de collaborer à la tâche d'aider les réfugiés juifs à se préparer à une nouvelle existence en encourageant la création aux Pays-Bas d'institutions d'enseignement agricole et de formation des réfugiés juifs aux métiers industriels, afin qu'ils puissent en ainsi être préparés en temps voulu à émigrer vers des pays où ils pourraient enfin s'installer.
Bien que plusieurs milliers de réfugiés, en partie grâce aux efforts très louables d'organisations juives, aient été envoyés dans les pays de leur destination finale, le nombre de réfugiés encore aux Pays-Bas est très considérable. Elle a été estimée par les autorités compétentes entre 24 000 et 25 000, un chiffre relativement très élevé par rapport à une population qui ne s'élève pas tout à fait à neuf millions.
La densité de notre population, qui avait déjà conduit le gouvernement néerlandais à encourager ses propres ressortissants à émigrer, et le chômage très grave dans le pays - 400 000 en moyenne - ont depuis quelque temps empêché le gouvernement néerlandais, à son grand regret, de permettre un poursuite de l'afflux de réfugiés. Pour le moment, le gouvernement ne peut admettre des réfugiés que dans des cas exceptionnels.
En raison de la densité de sa population, le rôle joué par les Pays-Bas dans l'octroi de l'assistance aux réfugiés doit toujours être plutôt celui d'un pays de séjour temporaire. Etant donné que les réfugiés actuellement aux Pays-Bas émigrent, il peut être possible d'admettre d'autres réfugiés pour un séjour temporaire, à condition que leur émigration définitive vers les pays où ils s'établiront de façon permanente soit suffisamment garantie.
Ma délégation a écouté avec grand intérêt les observations faites par divers orateurs et peut s'associer à plusieurs des idées qui ont été avancées.
En ce qui concerne l'immigration dans les territoires néerlandais d'outre-mer, la délégation néerlandaise osera souligner que ces territoires se situent dans la zone tropicale et que l'expérience jusqu'à présent semble montrer que la migration des blancs pour l'installation offre peu d'espoir de succès. Les seules possibilités que pourraient offrir ces territoires seraient pour certains individus, qui pourraient y trouver un moyen de subsistance.
Le problème qui nous est soumis, monsieur le président, est certainement d'une grande importance et que nous ne pouvons espérer résoudre immédiatement. Cela demandera un effort continu.
Le président. La liste des orateurs qui soumettront des déclarations générales n'est pas close. Il y aura donc une autre réunion à cet effet samedi matin.
7. Constitution du Bureau du Comité.
Le Président. Que le chef de la délégation française, qui a été heureux d'accueillir les représentants de tant de gouvernements, vous demande maintenant de bien vouloir choisir un Président permanent. On this point, I feel that I shall not only be voicing the sentiments of most, if not all, of the Government representatives here present, but I shall also, and in particular, be promoting the accomplishment of the task which we have begun in proposing as Chairman Mr. Taylor, who represents that very eminent personality, President Roosevelt. I would therefore ask you to invest him with this office to which he has a claim, not only in virtue of his personal qualities, on which I will not dwell at any greater length, but also in order to ensure the continuity of our work and link the old world with the new.
The Chairman's proposal was unanimously adopted.
(Mr. Taylor took the presidential chair.)
The Chairman.óI am deeply grateful for the honour which you have done my country in selecting me to act in the capacity of Chairman of this most important meeting. Up to the present moment, I think we have all been impressed by the success which has attended our efforts at this meeting. I attribute a good measure of that successówithout bringing into the discussion the great humanitarian impulse which has brought us togetheróto the skill, wisdom and charm of manner and speech which your temporary Chairman has contributed in so full a measure to make the initial stages of this important occasion so very auspicious.
Succeeding one so distinguished and of such great ability, I feel quite unable to carry on the duties of this meeting at the same high level of quality and character which has so far been maintained, and, superseding for the moment customary parliamentary practiceóand it seems that I am justified in ignoring for the moment the ordinary rules in a meeting which has not yet adopted any particular procedureóI wish to propose from the chair that we should convey our gratitude to His Excellency M. Berenger, President of the Foreign Relations Committee of the French Senate, by electing him as the Honorary Chairman of this meeting.
The Chairman's proposal was unanimously adopted.
On the proposal of Lord Winterton, M. Jean Paul-Boncour was elected Secretary-General.
8. Report of the Credentials Committee.
M. Jean Paul-Boncour, Secretary-General, read the following report : The Credentials Committee met on July 7th, at 11 a.m. The Committee consisted of : Australia : Mr Alfred Stirling ; Colombia : M. J. M. Yepes ; Netherlands : M. C. Beucker-Andreae ; Sweden : M. de Hallenborg ; and M. Jean Paul-Boncour, Secretary-General of the Intergovernmental Committee.
The Secretary-General referred to the Credentials Committee a letter sent to him by the representative of the United States of America to the effect that the Department of State, Washington, had, in fact, received from each of the Governments represented at the Conference, as shown on the annexed list, a communication accrediting to the Intergovernmental Committee, Evian, the delegates taking part in its proceedings.
After examining the documents lodged by delegations with the Secretary-General of the Committee, the Credentials Committee suggests that the Committee should regard the United States delegation's letter above referred to and the authentic documents produced by the various delegates as credentials authorising each member thus accredited to take part in the work of the Intergovernmental Committee.
The Credentials Committee will hold itself at the disposal of the Bureau of the Committee and continue the examination of any documents which delegations may still wish to communicate to the Secretariat, more particularly in the event of the Intergovernmental Committee deciding to opt for the conclusion of contractual arrangements.
Annex to the Report of the Credentials Committee.
Argentine Republic Denmark Nicaragua
Australia Dominican Republic Norway
Belgium Ecuador Panama
Bolivia France Paraguay
Brazil Guatemala Peru
United Kingdom Haiti Sweden
Canada Honduras Switzerland
Chile Ireland United States of America
Colombia Mexico Uruguay
Costa Rica Netherlands Venezuela
Cuba New Zealand
The report was adopted.
9. Programme of Further Work.
The Chairman read the proposals of the Committee's Bureau concerning the constitution of two Sub-Committees :
i Sub-Committee on the Reception of those concerned with the Relief of Political Refugees from
Germany (including Austria).
This Sub-Committee would hear in an executive session a representative of each organisation which is registered with the Secretariat-General. It is understood that in each case the organisation will present a memorandum of its views through its representative, who may be permitted to speak for a limited time. The Sub-Committee would make a synopsis of the memoranda which it has received and report to the Conference.
The Sub-Committee on Organisations would be composed as follows :
Chairman : Lieut.-Colonel the Honourable T. White, Australia.
Members : Belgium, United Kingdom, United States of America, France, Mexico, Peru, Cuba, Nicaragua, Costa Rica, Venezuela.
2. Technical Sub-Committee.
This Sub-Committee would hear in confidence the statements of laws and practices of the participating Governments, statements of the number and types of immigrants each is prepared to receive and consider the question of documentation. It would make a report to the Conference.
The Technical Sub-Committee would be composed as follows :
Chairman : Judge Michael Hansson, Norway.
Members : Brazil, Canada, Chile, United Kingdom, United States of America, France, Haiti, the Netherlands, Switzerland.
Sir Neill Malcolm, High Commissioner for Refugees from Germany, would be invited to participate in the work of this Sub-Committee.
This Sub-Committee may invite the representatives of other delegations which do not participate in the Committee to consult with it.
The proposals submitted by the Committee's Bureau were adopted. (The meeting rose.)


The Evian U18

Since 2017, the Evian U18, the main feature of the partnership between the AJGA and the Evian Championship offers France's elite under-18 amateurs an amazing springboard.

After 3 rounds in stroke play without a cut, 8 players headed to Las Vegas to compete in the Evian International & Senior Showcase on 7 & 8 December 2019. This selection comprised the top 2 male and top 2 female golfers in the Evian U18 along with 4 boys awarded a wildcard by the selection committee based on their individual motivations, sporting and academic results and how far advanced their project to join a US university is.

The Evian U18 for the under 18s, rounds off one month devoted to the new generation on the Major championship course at the Evian Resort Golf Club.

Within the Evian Championship Galaxy, which is totally devoted to bringing to the fore and providing support to the champions of tomorrow, this event is a crucial stage in the future of these young talents, providing an incredible opportunity to gain access to the US universities.

A look back at the 2019 edition

The favorites on the podium

In the boys’ category, Maxence Mugnier was the winner with a score of 3-under, ahead of Clément Poletti (-1), respectively 52nd and 26th on the Amateur Order of Merit.

Oihan Guillamoundeguy takes the third step of the podium with an aggregate score of par and 6 birdies today.

A title-deciding playoff

In the girls’ category, Camille Banzet and Eléonore Hubert replayed the first hole to determine the winner. In the end, Camille was victorious thanks to a putt on hole no 1.


Evian’s portfolio expansion: ‘Old age doesn’t mean we’re settling down and sticking with the status quo!’

Pic:evian

Portfolio expansion only began in earnest in 2016 with the launch of evian Fruits + Plants. And since then, new launches have been focused around the brand’s core values: such as building on the water’s natural mineral content with added magnesium and zinc with functional beverage evian+ this month and driving forward its sustainability ethos with 100% rPET, label-free bottles and designer glass bottles.

'Feed your mind' functionality

Evian’s brand story goes back to 1789, with the discovery of the source in the French lakeside town of Evian-les-Bains. Now a Danone brand, the water has been exported to the US since 1978 as well as to a number of global markets.

Innovations to date have included evian Fruits & Plants, rPET bottles, label-free bottles and premium glass bottles. Its latest launch of evian+ focuses on helping cognitive function: seeking to build on the brand’s existing mineral water credentials (the water is ‘naturally enhanced with electrolytes and minerals’: containing 80mg/l of calcium and 26mg/l of magnesium from its filtration through the French Alps).

A 330ml can of Evian+, however, boosts magnesium content to 50mg or 12% of the daily recommended intake (150mg per liter), alongside 1.1mg zing representing 10% of the daily recommended intake (3.3mg per liter): creating a brand with added minerals to help support normal cognitive function.

Rather than jump onto immunity like many other brands in pandemic times, enhanced minerals keeps in line with the brand's existing credentials, Shweta Harit, evian Global Vice President, told BeverageDaily.


Chronicals of Eviane part 3

just a reminder of all you artists out there who can think their OC's can Tame the Eviane beware! she has just as much BITE as well as her BARK! the ultimate bitch god i love her ^^

ARTIST NOTE: I wish i could of done better with evianes face. just looks a little off key. i need a holiday

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It wasn't easy to get her teacher into her little room of pleasure she struggled a bit but she managed it gladly without any problems. Peut-être. If you look at her teacher who wasn't this easy, she thought she needed to knock him out entirely to make the whole ordeal easier but watching him struggle was enjoyment to her eyes.
"Sorry for this." she mumbled it before she holds him.
Two hours later, he comes to his senses accepting this new body of his, looking down on this so well-known little corsage. A sigh follows over his Lips, till he saw Eviane. "You. " he mumbles it with this so petit lovely and helpless voice.
"Mhm Now these are MY rules. Master San." she speaks it with an evil grin on her lips. Giving him something that he couldn't speak this fast again, in his tied up state.
"Now. How did these Lessons begin? Oh I know very well. ” she gently whispers it near his ear, till she began with her long awaited revenge.
He was so cold in his normal Body that his face seems to even be unable to have any emotions. As he comes, not even a flinch followed over his lips. No heavy breath comes from him. That was what she remembered off of him every day which infuriated her. Was it so . ARG! How could this asshole not even show ONE emotion in front of her? Not even one pleasured emotion?
So it wasn't just that she was HIS Toy, but that mere thought alone drives her crazy. She hoped for it that this body of a woman would tell him some other things. Things like Emotions that she will drive into him.
And she would get what she wanted one way or another no matter what the cost! This new body of his was so sensitive! Even a bit with the fingertips over this wonderful skin, and there follows a deeper breath.
She loved it! Every time she shows him what a woman would feel, she enjoys his look. Those eyes of her former master wander from lust to rage against her. Knowing that he would be her slave for this part of her long awaited revenge.
Hours seem to pass, but Eviane doesn't get exhausted she is enjoying every moment of this to even feel tired. Driving him again and again to this corner, loving every scream of lust his new body reacts to every touch Eviane gives to him Holding her head on his flattering heart, hearing him taking deeper breaths every time.
The next day he would wake up alone, in this room which wasn't even Eviane's. It was a restroom from some really freaky House of some sorts for which she played a bit. Maybe others enjoyed this show, those two gave them last night until she realised Eviane took her former master to a strip club to humiliate him even further but that wasn’t the least of his worries.
One thing doesn't seem to be right. As he finally realised where he is and what has been going on, he realised that he is still in the same petite beautiful female body his eyes widened realising that the potion has not worn out of his potency “has eviane used too much of the ingredients for the potion? Was there an error in making the potion? Whatever it was his body would not change back and was stuck like this forever! Adding more insult to him he notices the markings on his left thigh “Evi’s Bitch”
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Water, Water (Evian Water) Everywhere, And Every Drop To Drink

Evian, the fashionable resort on the French side of Lake Geneva, sits at the foot of an impressive landscape: Alpine peaks, Alpine villages, Alpine forests. Europe's highest peak, the Mont Blanc, is somewhere in the clouds to the south, surrounded by the snowy slopes of winter Olympic sites like Chamonix and Albertville.

At an elevation of 3.000 feet, there's the broad plateau that you see in the photograph: meadows, grasslands, woods, lakes and wetlands. The setting, called the Gavot plateau, with its open fields, copses, trees and ponds, would make a spectacular site for a golf course, or for vacation homes, but no.

Up here,there's plenty of snow in the winter, and a good 40 inches of rain year-round. The geography, easy to navigate, measures roughly 5 by 7 kilometers, 13.5 square miles (if you do the math) which sounds like a lot but it's really just a postage stamp in the vast Alpine landscape: under 10,000 acres, maybe a dozen of Manhattan's Central Parks.

You see, this is the watershed for Evian mineral water. The one and only watershed. On this windswept plateau overlooking Lake Geneva, where small herds of Abondance, Montbéliarde and Taurine cattle graze within sight of their barns, oblivious to their jaw-dropping surroundings, every drop of moisture that doesn't evaporate but settles instead into the soil, embarks on a journey into the substrate.

Many millennia ago, glaciers covered these hills. Their mineral deposits lie many meters below the grass where the cows now graze. A wedge-shaped layer cake of minerals that ends in the rocky hillsides that extend down: ten miles or so by land, half a mile or so down vertically, to the shores of Lake Geneva and the town of Evian where the mineral water was first noticed a couple hundred years ago.

Evian, we should point out, is hardly the only community to lay a claim to healing waters. Across France, there are perhaps 50 towns with "les bains" (the baths) appended to their names Belgium is home to a town named Spa in Germany, "Bad" literally means bath in Italy, where benessere means "good health," you can find thermal baths up and down the country.

Mineral springs bubble up everywhere. Some have smelly waters meant for bathing (White Sulfur Springs in Montana, Alaska, and West Virginia) others contain iron or magnesium. The reason for their popularity, in the late 19th century, was that the waters were safe to drink and promoted good health.

Evian water, for example, was said to dissolve kidney stones. That would have been the Marquis de Lessert, as early as 1789, who drank from one of Evian's many springs, and pronounced himself cured. The Source Cachat, and passed along the good news. It took a few more decades, but the healthy water from Cachat's spring would eventually become famous.

The public fountain outside Evian's original Source Cachat

Two decades ago, the owners of the Evian brand recognized how critical the Gavot watershed was. They hired hydrogeologists to confirm that the water at the "spring" in Evian itself (one of many, but the most reliable belonged to a man named Cachat) originated on the plateau. Tests would confirm that the water traveled slowly along the layers of mineral deposits, 15 years to be exact, picking up trace elements of minerals like calcium and manganese as it moved (at a glacial pace, obviously) from its absorption into the earth on the plateau until it emerged at the Cachat spring.

Now, this makes for a good marketing tale, obviously. The story of Evian water is like the origin of fine wine: here and only here.

If it's not groundwater and not runoff, it has to go somewhere. Typically, water resides underground until it's pumped to the surface. In Evian, you don't go down, you go sideways, into the rock.

How much water is there? Beaucoup. The 8 million bottles a day that Evian is drawing off and pumping to its new plant constitute between 5 and 10 percent of the potential flow. What's not bottled continues its course along the aquifer, ending up in Lake Geneva.

It's breezy up on the Gavot plateau, but there's no danger that anybody's going to be building vacation chalets or a high-altitude golf course. Even 35 years ago, Evian (technically, the Société Anonyme des Eaux Minérales d'Evian) realized that it would have to take extraordinary steps to protect its brand. If the hydrogeologists were right, if the Gavot site was the primary source of the mineral water that emerged 15 years later from the Cachat spring, the company could not risk having its "raw material" polluted. That didn't mean displacing the family farmers (60 of them), their cows or their woodlands but, rather, helping them to stay put with sustainable (and, as it happens, more profitable) farming practices. Most recently, Evian built a methanizer to convert animal waste (40,000 tons a year of cow poop, basically) into fertilizer and bio-gas> The fertilizer improves the crops and forage for the cows the power generated by the methanizer goes straight into the local grid.

Meanwhile, on the marketing side of the company (now part of Danone), it's a given that you don't push bottles of water through the pipeline, you suck them out with consumer demand.

Water (natural or purified, fizzy or flat, plain or sweetened ) is the most basic beverage in the world. Finding a point of differentiation is key, and Evian sells not just its healthy purity but two more attributes: the company's environmental responsibility, and its association with good health, specifically healthy championship athletes by sponsoring golf, tennis, and ski competitions.

On the environmental front, the watershed itself is a public-private partnership of corporate Evian, the "upper" villages on the Gavot plateau and the lower, lakefront towns. Normally, the taxes on mineral water extracted from a property would be paid to the local authority, but Evian's unique arrangement ensures that all parties have an interest in maintaining the water's pristine qualities.

To that end, the company underwrites a unique public-private partnership, the Association for the Protection of the Evian Mineral Water Impluvium (APIEME). It employs a vibrant ecologist named Cathy Le Hec, whose job is literally to guard the watershed. (Great Vimeo here.) The stakeholders include 13 municipalities and the 1,200 inhabitants of the mountainside villages, not to mention those who live in the lakefront communities.

In the meantime, though, they're selling more Evian than they can bottle. No, the water won't dry up--they're using at most 10 percent of what's in the rocks. But they literally ran out of bottling capacity.

The first three bottling plants were right in the center of Evian, within a couple of blocks of the casino. Then they started piping the water three miles to a site on industrial land west of town. It has reasonably good road access, but, more important for Evian than trucks, a dedicated rail line. Alas, there were no more sties like this within pipeline distance of the Source Cachat. So to double the capacity of the "new" bottling line, it had to be built on the footprint of the old one. It would take five years and cost nearly $200 million.

It's not as if you can simply move to the suburbs the whole ethos of Evian is its purity, the fact that it's untouched from the time it emerges from the rock until the bottle is capped. That means the plant has to be at the end of an unbroken conduit. And there's simply wasn't any acreage available.

There wouldn't be room to stockpile bottles, or to warehouse finished product. Deliveries had to use the just-in-time model perfected by the Japanese auto industry to bring in the PET material shipping had to be immediate, pallets loaded directly into waiting rail cars. The plant's 1,200 workers have been retrained they "steer" a new generation of giant, driverless forklifts with hand signals, as if they were giving commands to sheep dogs at a field trial.

And last week, they finally held a ribbon cutting for the new facility. Mindful of the notion that a major selling point of bottled water is its purity, Evian and its parent company, Danone, were understandably proud of the fact that the new plant has been certified "carbon neutral."

While the Trump administration is still waffling on the Paris climate accords, executives at Danone are not hesitating to embrace its goals.

For example, 25% of the plastic used to make bottles is recycled material the number will grow to 50% by 2020, and to 100 percent as soon as possible. Some 60% of shipping is by low-impact rail, from a station inside the bottling plant. There's a new package that does away with the need for a plastic yoke to hold four-packs of bottles together there are reverse vending machines to encourage the recycling of empty bottles.

Speaking at the launch, Danone CEO Emmanuel Faber said of the carbon-neutral certification, "This achievement brings together everything we need to support the brand’s development while preserving the natural resources we cherish and continuing to develop the local economy."

So what's next, now that Evian can package 8 million bottles a day? New sizes, new ad campaigns. And (gulp) new les saveurs.

"The product itself does not change," Véronique Penchienati, the president of Evian Volvic World, explained in an interview. "Our job is to protect it."

And yet, Ms. Penchienati acknowledges that the brand needs a kick in the pants. Besieged, under fire, however you put it, by corporate rivals both big and small (Nestlé, Coca-Cola's Dasani, etc etc ), not to mention its own brands (Volvic, Badoit), Evian has evolved new offerings and presentations. To compete with the likes of the Mio concentrate (from Kraft), it is launching a line of Evian waters flavored with organic juices.

I made no secret of my skepticism. At home, I drink from the tap or from a Brita filter. I tried some of the new waters at the ribbon-cutting, where I was a guest of the company. Three flavors so far, made from fruits and botanicals. I found them icky sweet. How could you do such a thing?

"The idea," Pechienati, reminded me, "is to capture the attention of people not naturally choosing water."

I have to tell you this: Evian (well, technically its parent company, Danone) paid for my trip.


Feb 7 The Continuing Refugee Crisis

The continuing refugee crisis, involving movements of people from countries including Syria, Afghanistan, Iraq, Pakistan, Nigeria and Iran, is global and acute in nature and is once more making headlines and trending on social media, particularly in response to President Trump’s executive action on immigration and refugees that was issued on 27 January 2017 (Holocaust Memorial Day, no less). In 2015, the number of people forcibly displaced by persecution or war rose to 65.3 million, up 5.8 million from the year before. Not since the 1930s has the scale of displaced persons been so high nor so well-publicised. Perhaps unsurprisingly then, it is to the interwar period that people often turn in discussions of current government inaction, in both the US and UK. However, ways in which the past is deployed varies and reflects an often muddled understanding of the history of national immigration and refugee policies.

While earlier in the current crisis, commentators led with headlines such as ‘Britain has always provided a haven for refugees’ or used an imagined past to call for more action in the present, a more complex engagement with the past and its ‘lessons’ has developed in 2017. Echoing this, the United States Holocaust Memorial Museum’s statement on Trump’s recent executive actions stated: ‘During the 1930s and 1940s, the United States, along with the rest of the world, generally refused to admit Jewish refugees from Nazism due to antisemitic and xenophobic attitudes, harsh economic conditions, and national security fears’. Still other commentary focuses on the rich history of immigration in the US or chooses to emphasise Emma Lazarus’s words found at the base of the Statue of Liberty as a way of underscoring the ‘American vision of liberty’, which, for them, includes the acceptance of immigrants.

These various understandings of the past point to a more perennial challenge: the lack of clarity in understanding what limited international action in the 1930s and, significantly, what has and has not changed since then. Although the lack of ‘humanitarianism’ in the 1930s is lamented, the reality was that the framework for international action was limited, and that state interests were consistently prioritized above any other concern. Or put another way, the conflicting narratives of the past that appear in contemporary analyses revolve around what Henry Fiengold identified as the ‘assumption that modern nation-states can make human responses in situations like the Holocaust’ or any other humanitarian challenge. By looking at the UN-led Humanitarian World Summit that took place in May 2016 alongside the international meeting that look place at Evian-les-Bains in the summer of 1938, it is possible to see how far global humanitarian endeavours have changed as well as the continued challenges to coordinated and collaborative responses, and through this, to give clarity to those who seek to use the past as a lesson for the present.

At the urging of US President Franklin D. Roosevelt, thirty-two countries met at Evian to discuss the world’s response to the Jewish refugee crisis. Although called with grandiose claims of a ‘humanitarian purpose’, expectations were limited from the outset. No participating country was asked to amend its existing immigration laws or to offer finance to any scheme suggested. This, it was agreed, was to be the responsibility of Jewish agencies. Perhaps unsurprisingly, the meeting saw participating countries – from great powers like Britain and France to small Latin American countries like Haiti – offer sympathy for the refugees and condemnation for Nazi tactics, but no immediate or material aid to those in need (with the exception of the Dominican Republic). In fact, the only concrete result of the meeting was the creation of the Intergovernmental Committee on Refugees – a forum in which countries continued to discuss the crisis but offered little practical help.

This outcome reflected the broader geopolitical context of the period. ‘Great powers’ like the US, Britain and France set the parameters and outcome of the meeting. Although Evian was ostensibly a response to a humanitarian crisis, the motivation for the meeting was political and intended to solve the difficulties caused by the refugee crisis for nation-states and not for the refugees themselves, evident in the failure to involve fully any non-governmental agencies or representatives. Inaction was variously justified by financial concerns, lack of employment opportunities, a fear of provoking further persecution by the Nazis and even concern for increasing antisemitism domestically. At Evian, state interests and domestic political concerns shaped the failure of the international community to help Jewish refugees escape Nazi-controlled Europe.

The Humanitarian World Summit that took place in Istanbul, Turkey in May 2016 was different in many ways. It brought together a much larger geographic group of states to discuss humanitarian (including refugee) questions. Rather than the 32 countries represented at Evian, some 173 countries were present at the summit. It also brought together a wider range of participants, reflecting a change in the humanitarian framework and perceptions of the role of governments in the intervening decades. For example, NGOs, refugees and leaders from the business world and civil society were all present in Turkey. At Evian, the meeting was called for and attended by the established ruling elite, while Jewish refugee agencies and other charities, although in attendance, were not allowed to participate. Today, a range of voices are heard, including, importantly, many of those affected by humanitarian crises.

When looking at these events in comparison, it is obviously important to recognise that the situation in the 1930s was different in many ways to our own contemporary refugee crises: in the 1930s, the movement of refugees came from Europe itself those leaving were predominantly Jewish and, despite the efforts of the League of Nations, the framework of international cooperation and even the understanding of international humanitarianism were relatively new and definitely shaky.

However, important parallels between then and now remain, particularly in the potential limit placed on the outcomes of the Summit by contemporary geopolitical concerns. While the world has come a long way in responding to humanitarian crises – in the sense of a declared purpose, a recognition of the broad range of participants that need to be involved in the process and the importance of helping to solve longer-term causation – the second hurdle on which action at Evian fell still remains unsolved: the role of governments.

We are currently standing at a crossroads, when state interests are being challenged by significant and unrelenting humanitarian crises at the same time as they are forced to respond to economic challenges, the threat of global terrorism and rising racial tensions, often by re-establishing borders (literally and figuratively) and turning inward, actions reminiscent of the 1930s. Convincing states of the need to participate wholeheartedly (including economically) and collaboratively in resolving crises remains a significant challenge and a potential limit on humanitarian action, particularly as one of the largest and most important Western powers is not only actively limiting the aid it offers, but doing so on a platform of self-interest and based on religious and racial identities.


Nov 20 The Philippines: A haven for Jewish refugees, 1937 to 1941?

It is a little-known history that the Philippines was a haven for 1,200 Jews fleeing Nazism. Their admission from 1934 to 1941 was the result of two interrelated projects: first, the acquisition of visas for selected refugees under a special immigration plan second, the ‘Mindanao Plan’.

Asia was not an unusual destination for Jewish refugees, with many emigrating to Shanghai which required no visas for admission to the International Settlement. The Philippines became an ideal choice in addition to Shanghai it served as a gateway to enter the United States since it was an American Commonwealth (1935-1946). Acquiring Philippine visas, however, required an affidavit of support or financial guarantee. This was the case, for example, for Juergen Goldhagen and his mother who left Germany in 1937. Thanks to the help of a family friend, they acquired visas for the Philippines where Juergen’s father previously migrated in 1935 after losing his job, as Jews were being increasingly persecuted. They arrived on 8th December 1937, and Goldhagen, who was then a child refugee, assimilated into Philippine life, learning English and attending school with Filipinos.

A small Jewish community had already began to grow in Manila since the 1900s, when the Philippines became an American colony. They provided immediate support for new refugee arrivals. Members of the community included several prominent American Jewish businessmen among these were the Frieder brothers from Ohio, cigar manufacturers in the Philippines. They led the community and mobilised them to help German Jews (including those from Shanghai fleeing the Japanese occupation) emigrate to the Philippines.

A special immigration plan

The Frieders were close friends of Philippine President Manuel Quezon (1935-1944) and American High Commissioner Paul McNutt, who was the US President’s representative in the Philippine Commonwealth. A plan to admit German Jews under a special immigration programme was approved Quezon and McNutt agreed, provided that the Jewish community assumed responsibility for the refugees and guaranteed that they would not be a public charge. In 1937, the Jewish Refugee Committee (JRC) was established. American Jewish organisations – the Joint Distribution Committee and Refugee Economic Corporation – funded the JRC to maximise the number of refugees that could be admitted.

Adhering to immigration law, the programme was thus selective – only refugees who fit ‘desirable’ professions that benefitted the Philippines, such as doctors and physicians, were placed on the approved list and received visas. German Jews, like Frank Ephraim , arrived in 1938 through this programme. He later became a scholar and recalled his own experience of moving to Manila:

‘Manila? Yes, that was our destination. We were able to get entry visas when a distant relative in Manila helped put together the financial guaranties required by the US immigration law that applied to the Philippines.’

Since these refugee admission plans were implemented in 1937, plans to admit Jewish refugees to the Philippines were already in place prior to any official international efforts such as the Evian Conference (1938). Such rescue efforts show the creativity of various institutions working with minimal resources available to them. By December 1941, there were about 1,000 Jews already in the Philippines. The Philippine Government, McNutt and the Jewish community facilitated their admission at a time when most countries refused them.

The ‘Mindanao Plan’

In 1939, the office of President Quezon received a letter from a Viennese Jew named Sigmund Tauber, who sought entry to the Philippines for his family. He wrote:

[A] Viennese Jew begs for himself and his family (consisting of 10 persons) for the permission of entering [the Philippines]. … In Vienna we are cutters and sewers for [body linen] for ladies and gentlemen yet we know to do the agricultural work too, because we had once a small farm and were [breeding] fowls. I suppose that the fate of the German Jews is not unknown to you. Excellence, (we must emigrate), and so I am convinced you will fulfil my request. We have no money in the foreign country but we will take with us as many agricultural implements as we … are allowed by the office of our country.’

Tauber and many other Jews sent letters to the Philippines, applying to enter under a special immigration programme that proposed a Jewish agricultural settlement on the southern island of Mindanao. The ‘Mindanao Plan’ was conceived after the Evian Conference, led by American President Franklin Roosevelt. The Conference sought a solution to the ‘Jewish refugee problem’, which included proposals for establishing agricultural settlements in underdeveloped regions. These plans extended to the Philippines. In 1939, Quezon agreed to resettle 10,000 refugees in Mindanao over ten years under certain conditions, including that refugees took naturalisation papers and that they would not become public charges. It was the only such plan to be seriously considered in Asia (though a similar resettlement plan was proposed by the Dominican Republic).

The Mindanao Plan was another attempt to bring in more Jews to the Philippines, this time as farmers instead of physicians. It was a large-scale resettlement project that required agricultural skills. Again, the JRC sought to admit those with such skills, ensuring that any resettlement colony was self-sufficient. In 1939, Quezon welcomed a team of American agricultural settlement experts to scout for ideal lands, irking some Filipinos who believed Philippine lands should be for Filipinos. After three years of negotiations about land-ownership, however, no progress was made the Plan ultimately failed. Though humanitarian in nature, the ‘Mindanao Plan’ was endorsed amidst Philippine political and economic aims which delayed any developments. No refugee stepped foot in Mindanao.

On 8 December 1941, the Japanese Army attacked the Philippines and Jewish immigration stopped. Refugees, like Ephraim and Goldhagen, had fled Nazism and the war in Europe only to live through another until 1945. Having (expired) German passports, the Japanese did not intern them, unlike those with Allied nationalities in the Philippines. By the end of the war, those refugees who survived migrated to the US.

Despite the failure of any large-scale project, the success of the immigration programme can be measured by the 1,200 refugees who were admitted into the Philippines. Unfortunately, Sigmund Tauber was not among these refugees. His letter was left unanswered, possibly because he did not fit into the desired categories needed for the ‘Mindanao Plan’. He was deported from Vienna to Terezin then moved to Auschwitz where he was murdered. Though the JRC worked to bring in over one thousand refugees, its capacity was limited by state interests and funds. Outside the ‘Mindanao Plan’, the Philippines became a haven for Jews when many countries rejected them. After independence in 1946, various Philippine presidents continued to admit different groups of refugees after the war, albeit selectively as well.

Lectures complémentaires

Ephraim, F. (2006). The Mindanao plan: political obstacles to Jewish refugee settlement. Études sur l'Holocauste et le génocide, 20(3), 410-436.

Goldstein, J. (2015). Jewish Identities in East and Southeast Asia: Singapore, Manila, Taipei, Harbin, Shanghai, Rangoon, and Surabaya (Vol. 6). Walter de Gruyter GmbH & Co KG.

Harris, B. M. (2009). From Zbaszyn to Manila: The Holocaust Odyssey of Joseph Cysner and the Philippine Rescue of Refugee Jews. University of California, Santa Barbara.

Kotlowski, D. J. (2009). Breaching the Paper Walls: Paul V. McNutt and Jewish Refugees to the Philippines, 1938–1939. Histoire diplomatique, 33(5), 865-896.


When the Haute-Savoie department was created in 1860, the arrondissement of Thonon-les-Bains was part of that original department. [1]

Les arrondissement of Thonon-les-Bains is bordered to the west, north and east by Switzerland, to the south by the arrondissement of Bonneville and to the southwest by the arrondissement of Saint-Julien-en-Genevois.

It is most northern of the arrondissements of the department and is the second smallest arrondissement with an area of 907.7 km 2 (350.5 sq mi), [2] but it is the one with fewest people living in it, with 142,090 inhabitants and a density of 156.5 inhabitants/km². [3]

Cantons Edit

After the reorganisation of the cantons in France, [4] cantons are not subdivisions of the arrondissements so they could have communes that belong to different arrondissements.

Dans le arrondissement of Thonon-les-Bains, there are only 3 cantons:

Communes Edit

Les arrondissement of Thonon-les-Bains has 68 communes they are (with their INSEE codes): [5]

    (74001)(74005)(74013)(74020)(74025)(74032)(74033)(74038)(74041)(74043)(74037)(74048)(74050)(74053)(74057)(74070)(74073)(74063)(74105)(74106)(74114)(74119)(74121)(74126)(74127)(74139)(74140)(74030)(74058)(74129)(74295)(74146)(74034)(74150)(74154)(74155)(74156)(74157)(74163)(74166)(74171)(74172)(74175)(74180)(74188)(74191)(74199)(74200)(74203)(74206)(74210)(74218)(74222)(74226)(74237)(74238)(74249)(74261)(74263)(74271)(74279)(74281)(74286)(74287)(74293)(74301)(74308)(74315)

Les communes with more inhabitants in the arrondissement sommes:


Essay on H-E-B Own Brands

H-E-B OWN BRANDS For over a hundred years, the H. E. Butt Grocery Company stores have provided people in Texas and Mexico with superior products and service. Headquartered in San Antonio, Texas, H-E-B was the 11th largest grocery chain in the United States. Florence Butt founded the company in 1905 with a $60 investment. A few generations later and four failures later, Charles Butt became president of the company in 1971 and took the family name to a higher level. Charles Butt was committed to


Amy Olson takes 2-shot lead after 3rd Round of The Evian Championship

Amy Olson of USA waves during the third round of The Evian Championship

EVIAN-LES-BAINS, France (AP) &mdash Chasing a first major title for herself, and a first for American women this season, Amy Olson fired a bogey-free 65 to take a two-shot lead after the Evian Championship third round on Saturday.

Olson broke clear to post a 14-under 199 total after twice being in a four-way share of the lead at the sun-soaked Evian Resort Golf Club.

An eagle at the par-5 9th first took her clear, and she added three birdies on the back nine to stretch her lead over Sei Young Kim.

"I really enjoyed (the nerves), that means I care, right?" Olson said. "It was fun to start solid with a birdie on the first hole."

Kim carded 64, flashing the form that set a U.S. LPGA Tour record 31-under winning total at the Thornberry Creek Classic in July.

"The big goal is to win a major tournament. I wish I could," said Kim, a seven-time winner on tour.

Mo Martin, a former Women's British Open winner, was two shots back on 10 under.

A further shot back was a group of three players including Georgia Hall (68), who was a homegrown British Open winner last month.

Five Americans are in the top 10, seeking a first major at the fifth and final try this season and a winner's check of $577,500. The year's major winners have come from Sweden, Thailand, South Korea, and England.

Olson aims to learn from her previous majors experience playing in the last group on Sunday. In April, a 72 turned second place into tied for ninth at the ANA Inspiration.

Still, she said she learned then from watching playing partner Pernilla Lindberg win a three-way playoff after letting slip a three-shot lead.

Olson is also flourishing with her brother, Nathan Anderson, on the bag as caddie.

"Most of my golf memories do involve him," she said. "Having a sibling be part of it is very special."

The American challenge at Evian includes Ryann O'Toole, who made the biggest move on Saturday to be 8 under, tied for seventh. Her 63 was the lowest round this week.

Tight pin positions offset otherwise perfect playing conditions on a still, 24-degree (75 F) day on the hillside course overlooking Lake Geneva.

While her South Carolina hometown Seneca is at risk of flooding from Hurricane Florence, Austin Ernst (69) joined the four-player group on 8 under with an eagle on the par-5 15th.

"Praying for my friends & family back home in SC/NC in hurricane Florence's path. Y'all be safe!!" Ernst has tweeted from south-eastern France.

Puerto Rico's first-ever LPGA Tour player, Maria Torres, tied for the lead after each of the first two rounds and briefly shared the lead on Saturday. Torres dropped shots at the two closing par-4s and a 72 left her tied for 11th, seven shots back.


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